Entre 1999 et 2007, les profils importaient moins que les projets. Sur Internet, nous nous rencontrions d’abord derrière des pseudos.
Avant les réseaux sociaux
Les communautés se formaient sur des forums, des chats, lors de rencontres comme le Festival du Jeu Vidéo et autour de projets communs. On ne commençait pas par présenter son CV : on montrait ce que l’on savait faire, ce que l’on voulait apprendre et la contribution que l’on pouvait apporter.
Développeurs, graphistes, scénaristes, musiciens ou animateurs de communauté pouvaient vivre dans des villes différentes et ne jamais s’être rencontrés. Pourtant, ils essayaient ensemble de créer des univers persistants et des jeux accessibles depuis un navigateur.
Un projet avant une organisation
Il n’y avait ni structure formelle, ni budget, ni véritable hiérarchie. Il fallait néanmoins définir un objectif, répartir les rôles, coordonner les contributions et maintenir l’envie dans la durée.
Ces expériences m’ont appris très tôt qu’une équipe ne se construit pas uniquement autour de compétences. Elle se construit autour d’une vision partagée, de règles suffisamment claires et de la confiance accordée à chacun.
Avant de parler de management transversal, nous apprenions déjà à faire travailler ensemble des personnes que rien n’obligeait à rester.
Ce que j’en retiens aujourd’hui
- La motivation ne remplace pas l’organisation.
- Un projet avance lorsque chacun comprend son rôle.
- La confiance facilite l’engagement, mais elle n’exclut pas le pilotage.
- Les compétences se révèlent souvent dans l’action avant d’apparaître sur un CV.
Cette première culture des projets collectifs allait me conduire vers Élëckasë Online, puis vers des aventures de plus en plus structurées.
Voir la publication originale et son carrousel sur LinkedIn.


0 commentaires