« On a du chiffre d’affaires. Pourtant, la trésorerie se tend. » Une entreprise peut vendre, disposer d’un carnet de commandes rempli et manquer de cash pour financer son activité. Pour le dirigeant, la question devient très concrète : quelles décisions prendre, et dans quel ordre ?
Pourquoi le chiffre d’affaires ne suffit pas à financer l’activité
Une vente ne se transforme pas immédiatement en argent disponible. Entre la commande, la livraison, la facturation et le règlement, l’entreprise peut devoir financer ses achats, ses salaires et ses charges. Lorsque l’activité accélère, ces besoins peuvent augmenter avant que les encaissements suivent.
Des règlements tardifs, des marges insuffisantes, des stocks trop importants ou des échéances mal anticipées peuvent également peser sur la trésorerie. Identifier ces causes permet de choisir des actions adaptées, plutôt que de traiter chaque urgence isolément.
Reprendre de la visibilité sur les prochaines semaines
Mon intervention comme DAF de transition ou à temps partagé commence par la construction d’une vision suffisamment fiable des encaissements et des décaissements à venir. Quatre questions guident ce travail :
- Combien de trésorerie sera réellement disponible dans les prochaines semaines ?
- Quels encaissements sont suffisamment fiables pour être retenus ?
- Quels engagements doivent être anticipés ou discutés ?
- Quelles actions auront un effet concret sur le cash, et à quelle échéance ?
Il est utile de distinguer les encaissements confirmés des hypothèses et de tester les conséquences d’un décalage de règlement ou d’une dépense supplémentaire. Le prévisionnel doit ensuite être rapproché régulièrement des flux réels pour comprendre les écarts et ajuster les décisions.
Transformer le prévisionnel en décisions
À partir de cette visibilité, le dirigeant peut définir ses priorités : accélérer les encaissements, fiabiliser la facturation, revoir certaines dépenses, travailler les marges ou préparer les échanges avec les partenaires financiers.
Chaque action mérite un responsable, une échéance et un effet attendu. Une relance client, une renégociation ou une amélioration de marge n’ont pas le même délai d’impact. Cette distinction aide à organiser les mesures immédiates et les changements de fond.
Le tableau de trésorerie prend toute sa valeur lorsqu’il permet au dirigeant d’arbitrer.
Un appui au dirigeant et aux équipes
J’apporte un regard extérieur, je structure les informations et j’accompagne la mise en œuvre des décisions. Ce travail s’effectue en lien avec les équipes et les conseils de l’entreprise, pour relier les enjeux financiers aux réalités commerciales et opérationnelles.
Le rôle du DAF consiste aussi à préparer les échanges avec les parties prenantes, expliciter les choix possibles et suivre les engagements pris. Le dirigeant dispose ainsi d’une base plus claire pour décider et agir.
Vous dirigez une PME et vous avez besoin d’y voir plus clair sur votre trésorerie ou vos priorités financières ? Découvrez mon accompagnement en DAF / RAF de transition ou contactez-moi pour échanger.


0 commentaires